Samedi 7 novembre 2009

Les riches, selon l'évangile, donnent parfois de leur superflu… C’est déjà bien…

Mais la veuve de Sarepta donne dans un acte de confiance quasiment tout ce qui lui restait pour survivre au prophète Elie.


La veuve du Temple a mis également tout son bien dans le tronc du sanctuaire. Saint Marc précise : elle y a mis toute sa vie.

Nous-mêmes sommes sans doute plus riches que ces deux veuves de la Bible.

Il existe, selon Saint Thomas d’Aquin, un des plus grands docteurs de l’Eglise latine, une dette des riches envers les pauvres. Voici ce qu’il a écrit (ST 11, q.66, a.7-1) : “Ce qu’un homme posséderait en surplus, il le doit, par une loi naturelle au pauvre, pour sa subsistance. Ainsi dit Saint Ambroise. ‘Le pain que tu retiens appartient à l’affamé, le vêtement que tu abîmes appartient au dévêtu, et l’argent que tu enterres est la rédemption et la liberté du démuni’ [décret de Gratien] ». Fin de citation.

Le superflu, nous le devons donc aux plus pauvres. Mais le Seigneur attend encore plus de nous. Comme la veuve, comme lui-même par sa mort et Résurrection, il voudrait que nous donnions toute notre vie.

C’est ce qui se passe au jour de notre baptême. Toute notre vie plonge dans l’Esprit de Dieu ; nous sommes donc consacrés au Seigneur. Le reste de notre vie chrétienne devrait alors consister à devenir ce que nous avons reçu ce jour là : des consacrés, des  disciples, des enfants de Dieu, des chrétiens… Il ne s’agit pas de devenir tous des moines, mais de vivre pleinement, totalement, dans l’Esprit de l’Evangile, là où Dieu nous a plantés, quel que soit notre âge et notre condition.

Quelques conseils pratiques pour notre vie chrétienne :

-        Essayons d’accompagner nos gestes d’offrande du don intérieur de notre vie entière.

-        La quête dominicale qui accompagne le don du pain et du vin est en ce sens un acte liturgique de haute valeur spirituelle. Essayons de donner avec cœur en nous tournant vers le Seigneur. Que nous accompagnions l’offrande du « Par Lui » de ce don intérieur de nos vies.

-        La semaine prochaine est impérée, cad affectée en grande partie, au Secours catholique. En ce temps de crise, et notamment pour les familles monoparentales que le Secours catholique reçoit de plus en plus, n’oublions pas de faire un don peut-être un peu plus fort.

-        Lecture du CR du Secours catholique dans le dernier bulletin paroissial.

-        Enfin, sachons entourer et soutenir les veufs et les veuves, tout en les respectant.

 

Par Secteur pastoral de Muzillac - Publié dans : HOMELIES ANNEE B - Communauté : Praedicatho.com
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Vendredi 6 novembre 2009
Par Secteur pastoral de Muzillac - Publié dans : REFLEXION
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Mercredi 4 novembre 2009

 

Je me suis aperçu que cette question, pour bénigne qu’elle semble être, est parfois explosive entre chrétiens…. Même entre certains prêtres… Pour aider à réfléchir et à débattre, voici ci-dessous le fruit de ma recherche et réflexion actuelle. Merci de me faire part de vos réactions.

 

1.   D’après les Saintes Ecritures, les disciples sont-ils dits seulement « Fils de Dieu » ou sont-ils appelés également  «Enfants de Dieu » ?

Oui, cela paraît très clairement dans la Bible, les disciples de Jésus, fils de Dieu dans le Fils, sont également  devenus « enfants de Dieu ». Par exemple :

Mc 10, 15 et Lc 18, 17 :« Accueillir le royaume de Dieu comme un enfant ».

Mt 18, 3 : « Changer et devenir comme les enfants ».

L’enfant est ainsi désigné comme modèle de l’homme parfait dans ces paroles de Jésus .

Jn 1, 12 : « Il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu ».

Naître de nouveau, d’en haut, de Dieu, de l’eau et de l’Esprit. Ces thèmes se retrouvent notamment dans les écrits johanniques (Evangile selon saint Jean et Première Lettre de Saint Jean). Saint Paul n’exclut pas l’expression « enfant de Dieu ».

1 Jn 3, 2  et Rm 8, 16 : « Nous sommes enfants de Dieu ».

Ph 2, 15  : « enfants de Dieu sans tâche »

Ep 5  1    « Enfants de lumière »

1 Co 3  1  « petits enfants en Christ ».

Saint Paul sous-entend  ici cette configuration du disciple au Christ-Enfant.

Rm 8, 21 : « Liberté et gloire des enfants de Dieu ».

Il résulte de ces citations, que les disciples sont appelés à DEVENIR enfants de Dieu.

Rm 8, 14-19 : « En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! ». C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.  J'estime donc qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.  En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu  ».

On voit bien dans l’extrait précédent que Paul ne fait guère de différence entre les expressions « fils de Dieu » et « enfants de Dieu ». La première expression implique la seconde.

On le voit également dans l’Ancien Testament. En effet, la Bible ne nous parle jamais d'un Dieu solitaire, mais toujours d'un Dieu en relation. Elle trouve des accents brûlants pour dire l'amour de Dieu pour son peuple. Ici, il s'agit de l'amour d'un Père, d'une mère même, pour son enfant : 

Ephraïm est-il pour moi un fils chéri, un enfant qui fait mes délices ? Chaque fois que j'en parle, je dois encore et encore prononcer son nom ; et en mon coeur, quel émoi pour lui ! Je l'aime, oui, je l'aime". (Jr 31,20)

"La femme oublie-t-elle son nourrisson, oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l'enfant de sa chair ? Même si celles-là oubliaient, moi, je ne t'oublierai pas !" (Is 49,15)



2.   Les chrétiens sont-ils devenus enfants de Dieu par le baptême ?

La Bible, il est vrai, n’affirme pas textuellement que  les chrétiens sont devenus enfants de Dieu par le baptême. Les textes officiels (Bible, Rituel, Conciles …) emploient plus volontiers l’expression « fils de Dieu» à propos du baptême, plutôt que celle d’ « enfant de Dieu»[1].  Par configuration au Christ, dans le baptême on devient en effet fils adoptifs de Dieu dans le Fils unique de Dieu. L'expression "enfant de Dieu", à l'origine, n'est donc pas particulièrement baptismale.

Mais, encore une fois,  disons qu’avec la Bible,  le mot « Fils » englobe forcément celui d’ « enfant ». Car, bibliquement, nous l’avons vu notamment en Romains 8, il serait absurde d’opposer les deux titres. D’ailleurs, on pourrait ajouter que si le fils ne devient comme « un petit enfant »,  il ne peut tout simplement « entrer dans le Royaume de Dieu » (Cf. Mt 18, 3 ; Mc 10, 15 et Lc 18, 17).

C’est pourquoi,  il paraît très difficile de ne pas admettre que l’on devienne enfant de Dieu par le baptême, par configuration au Christ, et de ne pas au moins y penser, surtout quand il s’agit d’un baptême de petit enfant.

Des théologiens d’hier comme d’aujourd’hui font en effet le lien de manière naturelle entre les expressions bibliques, comme on le voit par exemple dans ce texte antique de la prière eucharistique du IIe siècle dite d’Hippolyte de Rome, où Jésus-Christ porte  plusieurs fois le titre d’ « Enfant bien-aimé »  à côté de celui, plus théologique, de « Fils de Dieu».

Du côté des théologiens contemporains, on le voit par exemple chez Adrien NOCENT, dans le Dictionnaire encyclopédique de la liturgie, (tome 1, p.103) : « Baptême, écrit-il, signifie – selon une expression chère à Jean – ‘naître de’ (1Jn 2, 29 ; 3, 9-10 ; 4, 7 ; 5, 1.4.18 ; Jn 1, 13 ; Jn 3, 5.6.8). A ce moment naît ‘l’enfant de Dieu’, un ‘être de Dieu’, engendré par Lui (1Jn 3, 1-2 ; Jn 1, 12 ; Jn 11, 52 ; 5, 2) ».

 Le concile Vatican II déclare lui-même, sans détour, que les chrétiens sont « devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême » (SC 10).

Dans le Rituel du baptême des petits enfants, il est écrit : « Par la naissance, la naissance physique, nous existons comme des petits d’homme, avec tout ce que cela comporte d’espérance, mais aussi de faiblesse. Par la nouvelle naissance, celle du baptême, nous re-naissons comme enfants de Dieu […] » (p.174).

Le même Rituel cite Saint Jean Chrysostome : « A nous aussi, dans le baptême, Dieu nous ouvre les portes du ciel […]. Ce n’est pas, en effet, en faisant de nous des anges ou des archanges, mais des fils de Dieu et ses enfants bien-aimés qu’il nous appelle à un tel sort ». (p.171).

Le Rituel utilise une prière d’ouverture qui va encore dans le même sens : « Par le baptême, dit l’oraison, tu fais de nous tes enfants d’adoption ». Et aussi une prière de conclusion pour la prière commune qui dit de l’enfant baptisé  : « Tu as fait de lui, dans le sacrement du baptême, ton enfant d’adoption » (p.220).

Le Catéchisme n’est pas en reste :  « Le nouveau baptisé est maintenant enfant de Dieu dans le Fils unique. Il peut dire la prière des enfants de Dieu : le Notre Père ». (CEC  1243).

« Ce que la foi confesse, les sacrements le communiquent : par ‘les sacrements qui les ont fait renaître’, les chrétiens sont devenus ‘enfants de Dieu. » (CEC  1692).

Avec une belle constance traditionnelle, les évêques de France ont écrit dans le même sens, dans leur Catéchisme (1991) :

 

«  Le baptême est au départ de toute vie sacramentelle. Il délivre du péché, configure au Christ, incorpore à l'Église et régénère en, faisant devenir enfant de Dieu » (n°386).

 

Le pape Jean-Paul II, a rappelé Benoît XVI pendant son dernier voyage en Pologne, utilisait lui-même  l’expression dans un discours :

« Jean-Paul II, en évoquant ces débuts, rappelait souvent un signe:  celui des fonts baptismaux, qu'il entourait d'une vénération particulière dans l'église de Wadowice. En 1979, lors de son premier pèlerinage en Pologne, il reconnut:  "Sur ces fonts baptismaux de l'église de Wadowice, le 20 juin 1920, m'a été accordée la grâce de devenir enfant de Dieu, et aussi la foi en mon Rédempteur et je fus accueilli dans la communauté de son Eglise. Ces fonts baptismaux, je les ai déjà baisés solennellement une fois, en l'année du Millénaire de la Pologne, quand j'étais Archevêque de Cracovie. Je le fis ensuite une autre fois (...) lors du cinquantième anniversaire de mon baptême, lorsque j'étais Cardinal. Aujourd'hui, je veux les baiser une troisième fois, venu de Rome comme Pape, successeur de Saint Pierre" (Wadowice, 7 juin 1979).

Cela ne signifie d’ailleurs pas qu’on ne puisse devenir « enfant de Dieu » sans le baptême. Et puis, il ne suffit pas d’avoir été baptisé pour devenir « enfant de Dieu ».

 

Un texte éclairant du P. Dominique FONTAINE, de la Mission de France :

Panorama mai 2009

Faut-il être baptisé pour être enfant de Dieu?

A une réunion de préparation au baptême dans ma paroisse un monsieur arrive, pas très aimable. Les participants se présentent et une dame dit: « Je veux faire baptiser mon enfant pour qu'il devienne enfant de Dieu. »
Le monsieur s'exclame alors : « Eh bien, cela veut dire que si je ne faisais pas baptiser mon enfant, il ne serait pas enfant de Dieu ? Quel est donc ce Dieu qui fait des différences entre les enfants ? »
 
J’ai eu l’idée, alors, de proposer de lire le récit du baptême de Jésus, vous savez, ce recit où la voix du Père se fait entendre, disant: « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. »

Une autre dame a pris la parole: « C’est étonnant, Jésus, qui était Fils de Dieu, a eu besoin que son Père lui dise qu'il l’aimait. » La discussion a repris : « Oui, c’est essentiel dans la vie de savoir qu'on est aimé. Nos enfants ont besoin d'être aimés, mais aussi de savoir qu’ils sont aimés, ils ont besoin qu'on leur exprime notre amour. »

Un autre monsieur a enchaîné: « Si je comprends bien, on peut dire que Dieu, bien sûr, aime tous les enfants qui naissent, mais que pour les enfants qui sont baptisés, cet amour leur est manifesté le jour de leur baptême, comme pour Jésus. C’est ça la différence et ça change tout. »

Cette discussion m’a éclairé. Tous les humains sont enfants de Dieu, parce qu'il nous a aimés de toute éternité, il nous a fait exister et il nous accompagne de son amour. Il a créé tous les hommes à son image. Ceux qui sont baptisés ne sont pas plus aimés de Dieu que les autres, mais son amour leur a été manifesté, ils peuvent découvrir qu'Il les aime, ils entrent en relation avec ce Père qu'ils apprennent à connaître, ils peuvent« devenir » fils et filles du Père de Jésus, le Fils par excellence.

Saint Augustin disait: « Deviens ce que tu es ! » C’est cela qui nous arrive par le baptême.


PERE DOMINIQUE FONTAINE,
PRETRE DE LA MISSION DE France

 

Réflexion du P. Jean Eudes FRESNEAU



[1] On pourrait faire l’hypothèse que les premiers baptisés, à la suite de Jésus au Jourdain,  étant adultes, on utilisait naturellement plus l’expression de « fils » que celui d’« enfant ».

Par Secteur pastoral de Muzillac - Publié dans : REFLEXION - Communauté : Praedicatho.com
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Mercredi 4 novembre 2009
Venez visiter les très instructives pages internet du ministère de la culture en cliquant sur le lien suivant : link
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Mercredi 28 octobre 2009

Célébrations de la Toussaint

 

 

Samedi 31 oct.:  Messes anticipées à 18H à Billiers et Pénerf.

 

 

Dimanche 1er novembre

 

SOLENNITE DE LA TOUSSAINT

                       

à 9H30: Ambon, Arzal, Le Guerno

à 11H: Damgan, Muzillac et Noyal-Muz.

 

Célébration pour les défunts à 14H30 (le 1er nov)  :

Arzal,  Billiers, Damgan, Le Guerno, Muzillac, Noyal.

 

 

 

Lundi 2 novembre:

 

COMMEMORATION DE TOUS LES FIDELES  DEFUNTS

 

Messe à 10H30 : Muzillac

 Messe à 18h : Noyal-Muzillac

 

 

 


Célébrations pénitentielles

 

Ambon

Mardi 27 octobre

18H

Arzal

Jeudi 29 octobre

20H

Billiers

Jeudi 29 octobre

15H

Damgan

Lundi 26 octobre

18H

Le Guerno

Jeudi 29 octobre

20H

Muzillac

Mercredi 28 octobre

20H

Noyal-Muzillac

Mardi 27 octobre

20H

 

 

 CONFESSIONS :

 

A l’église de MUZILLAC le vendredi 30 octobre

 de 9h30 à 11h et de 16h à 18h.

À l’église de NOYAL, le samedi 31 octobre, de 10h à 11h30

Par Secteur pastoral de Muzillac - Publié dans : CELEBRER
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